
L’essentiel à retenir
- Les objets publicitaires offrent une durée d’exposition incomparable face aux supports digitaux éphémères
- Le coût par contact reste parmi les plus compétitifs du marché publicitaire
- L’impact est maximal quand l’objet est utile et cohérent avec la cible visée
- Salons B2B et onboarding RH sont deux contextes à fort potentiel mesurable
Un support qui traverse les modes et les écrans
Le réflexe serait de croire que la saturation publicitaire digitale a rendu les consommateurs plus réceptifs aux bannières et aux posts sponsorisés. C’est l’inverse qui se produit. Selon l’étude 2024 de la 2FPCO, 71,3 % des personnes interrogées se souviennent de la marque qui leur a offert un objet publicitaire. Comparez ça au taux de mémorisation d’une publicité Instagram vue pendant trois secondes.
71,3%
des Français se souviennent de la marque qui leur a offert un objet publicitaire
Ce qui frappe, c’est la durée. Pas un flash de quelques secondes. Le baromètre 2FPCO/TSM Research révèle que 64,8 % des objets reçus sont conservés plus de six mois. Mieux encore : 41,2 % restent en possession de leur destinataire au moins un an. Un stylo posé sur un bureau, une gourde dans un sac, un carnet sur une table de chevet. Chaque utilisation réactive le souvenir de votre marque sans effort supplémentaire de votre part.
L’erreur serait de penser que cette efficacité tient au hasard. Elle repose sur un mécanisme cognitif documenté : la mémoire tactile. Les retours d’expérience des équipes terrain confirment ce que les études mesurent. Un objet qu’on touche, qu’on manipule, qu’on utilise s’ancre différemment qu’une image vue entre deux scrolls.
Trois leviers stratégiques que le digital ne remplace pas
Quand vous devez justifier un budget goodies auprès de votre direction, les arguments vagues ne passent plus. Voici les trois points que je mets systématiquement en avant pour les responsables communication qui cherchent des objets publicitaires adaptés à leur stratégie.

Les 3 leviers stratégiques des goodies personnalisés
- Le coût par contact imbattable
D’après le comparatif Companeo, un stylo publicitaire coûte environ 0,0003 € par contact, contre 0,055 € pour une campagne TV. Multipliez par le nombre d’utilisations quotidiennes sur plusieurs mois : le ratio devient difficile à battre.
- La durée d’exposition sans équivalent
Une publicité digitale dure quelques secondes. Un objet utile reste des mois, parfois des années. Cette exposition répétée sans effort média supplémentaire constitue un avantage structurel que le programmatique ne reproduit pas.
- L’effet de recommandation passive
Quand votre collaborateur utilise sa gourde personnalisée en réunion client, il devient ambassadeur involontaire. Cette visibilité secondaire n’apparaît dans aucun tableau de bord analytics, mais elle existe.
Ce que les directions oublient souvent : Le digital est mesurable instantanément, certes. Mais les goodies génèrent une exposition cumulée sur des mois qui échappe aux dashboards classiques. L’absence de tracking ne signifie pas l’absence d’impact.
Je ne vais pas vous mentir : le problème principal reste le choix de l’objet. Un gadget inutile finit à la poubelle en deux jours. Un objet pertinent pour la cible reste sur le bureau pendant des mois. Toute la différence est là.
Deux exemples concrets qui illustrent l’impact

Les discours théoriques c’est bien. Les cas terrain, c’est mieux. Voici deux situations que les équipes communication rencontrent régulièrement.
Cas terrain : PME industrielle sur salon B2B
Une PME industrielle de la région lyonnaise participait à un salon professionnel regroupant 200 exposants. Le problème classique : comment sortir du lot quand tous les stands distribuent des stylos ? L’équipe a fait le choix de carnets haut de gamme, format A5, couverture souple avec logo discret. Coût unitaire plus élevé, quantité réduite. Résultat observé sur les semaines suivantes : les prospects rappelés mentionnaient spontanément le carnet, toujours sur leur bureau. La mémorabilité du stand s’en trouvait renforcée par rapport aux années précédentes.
L’erreur la plus fréquente observée sur le terrain reste de privilégier le prix unitaire au détriment de l’utilité réelle. Un objet non utilisé est un investissement perdu, peu importe son coût d’achat.
Deuxième contexte, côté RH cette fois. Une start-up tech en forte croissance avait un turnover d’intégration préoccupant. L’équipe RH a repensé le welcome pack : textile personnalisé avec le nom du collaborateur, accessoires tech utiles, packaging soigné. Rien de révolutionnaire sur le papier. Mais les retours des nouveaux arrivants ont changé. Le sentiment d’appartenance dès le premier jour se créait différemment. Les bénéfices de la personnalisation d’objets se mesuraient dans les enquêtes d’intégration.
Le conseil pour maximiser l’impact : Avant de choisir un objet, posez-vous une question simple : le destinataire l’utilisera-t-il dans les 48 heures suivant la réception ? Si la réponse est floue, changez d’objet. Un goodie qui reste dans un tiroir ne communique rien.
Ces deux exemples illustrent le même principe. L’objet publicitaire fonctionne quand il répond à un usage réel de la cible. Un commercial itinérant n’a pas les mêmes besoins qu’un développeur en open space. Cette évidence échappe pourtant à beaucoup de briefs.
Questions fréquentes sur les objets publicitaires
Les responsables communication et marketing posent souvent les mêmes questions avant de se lancer. Voici les réponses directes aux interrogations les plus courantes.
Comment mesurer le ROI d’une campagne d’objets publicitaires ?
Le calcul direct reste complexe, mais plusieurs indicateurs existent. Comparez le coût par contact (prix unitaire divisé par le nombre d’expositions estimées sur la durée de vie de l’objet) avec vos autres canaux. Intégrez un code promo spécifique ou une URL dédiée si vous souhaitez tracker les conversions. Les enquêtes de notoriété avant/après campagne permettent aussi de mesurer l’impact sur la mémorisation de marque.
Quel budget prévoir pour des goodies personnalisés efficaces ?
La fourchette dépend de votre objectif et de votre cible. Pour un salon professionnel B2B, comptez entre 3 et 15 € par objet si vous visez la mémorabilité plutôt que le volume. Pour des welcome packs collaborateurs, la tendance se situe autour de 30 à 80 € par kit complet. L’essentiel : adaptez le budget à la valeur perçue par le destinataire, pas au nombre d’unités distribuées.
Comment choisir l’objet adapté à ma cible ?
Partez de l’usage quotidien de votre cible, pas de votre catalogue. Un cadre commercial appréciera un accessoire de voyage. Un développeur préférera peut-être un support technique ou un textile confortable. Posez-vous la question : cet objet sera-t-il utilisé dans la semaine suivant sa réception ? Pour approfondir ce point, consultez notre guide pour choisir vos objets publicitaires.
Les objets publicitaires sont-ils compatibles avec une démarche RSE ?
Absolument, et c’est même devenu un critère de choix majeur. Selon une enquête CSA Research pour la 2FPCO, 74 % des Français considèrent le Made in France comme un critère important. Les matériaux biosourcés, les circuits courts et l’affichage de l’empreinte carbone deviennent des standards attendus par les destinataires comme par les directions achats.
Quels sont les moments clés pour distribuer des goodies ?
Les contextes à fort impact incluent : les salons et événements professionnels (contact direct, mémorabilité immédiate), l’onboarding de nouveaux collaborateurs (marque employeur), les rendez-vous commerciaux stratégiques (différenciation), et les opérations de fidélisation clients (remerciement tangible). Évitez la distribution de masse sans contexte : un objet offert sans raison perd sa valeur perçue.
Et maintenant ?
Si vous devez retenir une seule chose : l’objet publicitaire n’est pas un canal du passé en concurrence avec le digital. C’est un levier complémentaire qui joue sur un registre différent. La tangibilité, la durée, l’usage quotidien. Des atouts que les pixels ne reproduisent pas.
Votre plan d’action immédiat
- Identifiez votre prochain événement ou moment clé (salon, recrutements, opération fidélisation)
- Définissez l’usage réel de votre cible avant de penser au type d’objet
- Calculez votre coût par contact sur 6 mois pour comparer avec vos autres canaux
La vraie question n’est pas de savoir si les objets publicitaires fonctionnent encore. C’est de savoir si vous choisissez le bon objet pour la bonne cible, au bon moment. Le reste suit naturellement.